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Flow

Dans mon esprit soi-disant dépravé de neko anarchiste,
Garçon autiste avec des relents artistes.
Crises d’angoisses diurnes, terreurs nocturnes.
Problèmes qui ne peuvent pas se résoudre avec des urnes.
La faune aboie mais ne mords pas,
La flore lave ses feuilles dans l’orgueil du pauvre.
Mais toutes les forêts ont un œil,
Chez moi la végétation est épaisse
Et le prédateur te dépèce pour des espèces.
Les rapaces piaillent, les apaches s’organisent.
Fini de miner des cœurs en blocs de granit,
Les donneurs de leçons font carrière dans le trafic de kryptonite.
Ipso facto, rires aux infos,
Ne dis pas que tout va bien quand tu sais que tout est faux.
Jeunes délinquants en ruts.
Nymphettes déliquescentes que leurs propres sens affutent.
Entre deux descentes de futs mon œil avisé
Dissèque les bataillent d’insultes déguisés en vieux débats.
Encore de vieux ébats surjoués et filmés comme un mauvais hentai,
Dessine une entaille dans ma morale immorale.
Qu’est-ce qui est légal, quand tu peux le rendre illégal.
Comment peux-tu affirmer que nous sommes tous égaux
Quand le monde se déconstruit comme des blocs Lego.
Egos qui n’évoluent, réseaux déjà révolus.
Des PNG en guise de femmes, des publicités encrés dans l’âme
Ça commence par boycotter les Gafam, ça finit par revenir sur Instagram.
Méthodes de langues, envies de voyage,
Angoisse de crever avant l’âge.
Rêves de cocktails à la mangue, on se prélasse sur des plages
Au format papier avant de revenir à la réalité.
Pas de soleil pas de pluie, l’homme a déjà tout pourri.
Reste-t’il une insulte qu’ils n’aient pas aboyé,
Noyés choyés on va tous se broyer pour pouvoir payer le loyer.
Reste-t’il un crime qu’il n’aient pas encore commis,
Soumis, piégés comme des souris, soupire pas
Quand tu bous intérieurement comme une soupape.
L’apathie se génère avec une aide financière et une dose de câlins,
Le volcan n’entrera pas en éruption et les catins continueront de coltiner le malin.
Trou dans la couche d’ozone, liberté solitaire que tu envoies dans la zone,
Regrette pas la friendzone lorsque devant ton écran le téléphone sonne.
Notifications ignorées, comme des témoins éplorés,
Victimes aveuglées qui n’ont plus assez de larmes pour pleurer.
Relents d’optimisme, envie d’y croire et de ne pas perdre espoir
Tu veux écrire ta propre histoire mais elle se finit toujours sur le trottoir.
Appétit obsessionnel, attitude non professionnelle,
On court tous derrière l’oseille mais on oublie le bonheur de se prélasser au soleil.
Besoins de bains de nature à n’importe quelle heure,
Plongés dans la torture de ces informations de malheur.
Les gens envient la cour des grands, les petits veulent ma place
Mais la réussite à des mauvais côtés et on ne les voit jamais à la surface.
Les rêves deviennent des cauchemars quand les cauchemars devient réalité
C’est comme deux côtés de la télé où nous finissons tous aliénés.
Garde le sourire, arrête de souffrir, les vœux ne se réalisent pas,
Ravale tes soupirs ou la bête va sévir, elle épie et guette tes pas.
Le bonheur, le malheur, qu’est-ce que tu cherches dans ta déraison
Ici tout a été uniformisé qu’on ne fait plus la différence de toute façons.
Les incompétents donnent des leçons de vies que eux-mêmes n’ont pas compris
Les influenceurs jouent les professeurs mais avec eux je n’ai rien appris.
C’est le bordel dans ma tanière, les réseaux deviennent ma litière,
Personne ne déclenche de guerre, personne n’ira en Enfer.
L’amour engendre la haine, la haine engendre la haine,
Va noyer tes peines ou il nous faudra traverser la géhenne.
J’ai soif mais pas d’eau, j’ai faim comme Hannibal Lecter
Et il ne ressortira qu’une incompréhension de la part de mes lecteurs.

Hefka Le Nekopunk

Published inEcriturePortfolio

Brise la glace !

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